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Vivre avec l’obésité

Selon certaines estimations, le nombre de personnes obèses a plus que doublé dans le monde depuis 1980, ce qui signifie qu’il y a probablement aujourd’hui plus de 600 millions d’adultes atteints d’obésité morbide.

Le poids corporel est influencé par différents facteurs, comme les signaux de l’appétit, les gènes, le comportement et le contexte social. On sait également maintenant qu’il existe dans notre organisme, après une phase de réduction pondérale, des processus biologiques qui ne permettent que difficilement d’éviter une reprise des kilos perdus. Ainsi, on a par exemple montré que des signaux déclenchant l’appétit sont renforcés au sein de l’organisme après une perte de poids, ce qui peut éventuellement avoir pour effet que l’on mange trop. Ce renforcement des signaux peut persister pendant plus d’un an après une période de perte de poids.

La bonne nouvelle est que pour constater des améliorations de votre état de santé, vous n’avez le cas échéant pas besoin de perdre autant de poids que vous le pensez. Une perte pondérale même modérée, de l’ordre de 5 à 10%, permet déjà d’apporter un bénéfice considérable en termes de santé et de qualité de vie, par ex. en abaissant votre tension artérielle et en diminuant votre risque de développer un diabète de type 2.

La présence d’une obésité sévère doit occuper une place importante dans vos entretiens avec votre médecin. Si vous souffrez d’obésité, parlez-en à votre médecin pour qu’il procède à un contrôle de santé complet et pour que vous puissiez définir ensemble un concept global et adapté à votre cas pour la prise en main de ce problème.